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Consommation d’alcool et diabète, suite du feuilleton...

 

Jean-Louis Schlienger Par le Pr Jean-Louis Schlienger (Strasbourg)

 

 Article commenté : Association between alcohol consumption and the risk of incident type 2 diabetes: a systematic and dose-response meta-analysis. Li XH, Yu FF, Zhou YH, He J. Am J Clin Nutr 2016 ; 103: 818-829 

 

 Il y a trois décennies, la mise en évidence d’une relation favorable entre la consommation régulière et modérée d’alcool et le risque cardio-vasculaire selon une courbe en U a été à l’origine d’une polémique qui n’est pas totalement éteinte en dépit de données épidémiologiques concordantes et de plusieurs méta-analyses convaincantes.

 

 Plus tard la description d’une relation du même type avec le risque de diabète en a surpris plus d’un. Les données sont là également assez solides quoique moins nombreuses et moins unanimes.

 

 C’est la raison d’être de cette revue systématique et de cette méta-analyse fondée sur une approche de type dose-réponse réalisée à partir de la sélection de 2.756 études dans plusieurs bases de données dont 26 se sont avérées être des études observationnelles prospectives éligibles.

 

 Au total, le collectif comprenait plus de 700.000 sujets dont 275.000 hommes et 430.000 femmes et 31.621 cas de type 2. La durée de suivi a été de 3 à 20 ans.

 Les résultats suggèrent qu’une consommation faible ou modérée d’alcool est associée à une diminution du risque de DT2 alors qu’une consommation importante semble sans effet sur l’incidence du DT2 aussi bien chez les hommes que chez les femmes. L’amélioration du risque est plus importante chez les consommateurs modérés réguliers (RR = 0,74 ; IC95% 0,67-0,82 ; p <0,001) que chez les faibles consommateurs occasionnels (RR = 0,83 ; IC95% 0,83-0,95 ; p = 0,005). Les résultats sont toutefois hétérogènes selon les catégories de consommateurs. 

C’est ainsi qu’il n’y a plus de relation favorable chez les hommes de plus de 60 ans qui sont de faibles consommateurs, ont un IMC augmenté et des antécédents de familiaux de DT2. De même la consommation élevée qui a un effet neutre pour l’ensemble de la population multiplie par deux le risque chez les sujets dont l’IMC est normal ou diminué. 

 

Globalement, l’association entre consommation d’alcool et DT2 est favorable (et significative) pour une consommation de moins de 20 g d’alcool par jour chez les femmes et de moins de 40 g/j chez les hommes (ce qui est beaucoup !). 

 

 Ces résultats qui n’établissent aucun lien de causalité ne sont pas à interpréter comme une incitation à convertir les abstinents, loin s’en faut. Ils témoignent de la complexité des relations entre les facteurs alimentaires et le style de vie et les maladies multifactorielles comme le DT2. Ils permettent également de moduler les conseils de vie à l’échelle d’un individu avec tact et mesure dans le but de préserver une certaine qualité de vie. 

En l’occurrence il est interdit d’interdire de principe. 

Date de publication : 1 Juin 2016